Les séniors sont ils encombrants ?

Les seniors dans le vent.

De plus en plus considérés comme des nantis par un gouvernement qui ne veut pas se déconsidérer auprès de ses électeurs les plus sensibles, les retraités de la fonction publique et des régimes spéciaux !

Certains iraient facilement jusqu’à dire que le “sauvetage” des caisses de retraites, passent par la diminution des pensions des retraités ! Les seniors ne sont pas en odeur de sainteté et pourtant, que deviendraient toutes ces associations dans lesquels nous apportons bénévolement nos concours. Que deviendraient nos enfants que nous sommes obligés de soutenir parce que rejetés du monde du travail ?

Nos expériences acquises dans la pratique de métiers, dans la gestion de notre vie et des circonstances auxquelles nous avons du faire face, pourquoi ne pas les mettre aux services de nos congénères dans le cadre d’associations où nous œuvrons en tant que bénévoles ?

Notre génération aura connu bien des évolutions (pour ne pas dire révolutions ) au cours de ce pélerinage que nous effectuons sur cette terre.

Sociétales:

Autant les techniques ont évoluées, autant les conditions de travail ont régressées.

La mondialisation a bouleversé le système économique, vidant nos usines productrices et utilisa trices de main d’oeuvre. Le système financier de son côté, responsable de cette crise que nous vivons, a institué des comportements où, ce n’est plus le travail qui rapporte, mais les profits boursiers. Dans une société où lors des assemblées générales des grands groupes, les Directeurs tiennent ce langage devant leurs actionnaires <<Oui, je vous promet que nous prendrons le maximum d’argent aux plus grand nombre possible de pauvres, pour que vous deveniez encore plus riches>> obtenant une standing ovation de l’assistance composée d’actionnaires. Les pays émergeant ont vidé de nos usines les ouvriers et produisent pour des salaires de misère, les produits sous traités par les grands groupes, qui réalisent ainsi des marges phénoménales; (lesquelles marges sont ensuite réparties au prorata entre les actionnaires, toujours plus avides d’en avoir plus.)

Nous sommes dans une société dominée par le virtuel. Les plus grands profits sont réalisés par des entreprises, qui ont pour nom, Apple, Google, MIcrosoft. Amazon, et que vendent ces sociétés ? Du vent ! De même dans le domaine de la téléphonie, ,avant de l’arrivée de Free sur le marché, les ententes entre les 3 opérateurs leurs offraient des marges très substantielles pour toujours du vent !

Nos jeunes, à qui ont a fait miroiter que, l'obtention de diplômes leur assurerait un avenir plein de lendemains qui chantent, payent durement cette vision qui s’est avérée fausse

Pour notre part nous avons effectivement connu les “30 glorieuses” avec le plein emploi, avec un schéma industriel offrant des possibilités de carrières. Le chômage inexistant et la grande révolution sociale que fut la création de la sécurité sociale. Un système qui à notre époque était stable, largement couvert financièrement par les cotisations des entreprises et les nôtres.  (combien moindres pourtant !)

Au fil des années, sous couvert d’avancées sociales, on a chargé la barque en mettant en place des allocations de toutes sortes, dont profitent largement des immigrés (plus ou moins clandestins)

La création de la retraite à répartition. Aujourd’hui on veut nous mettre sur le dos la paupérisation des caisses de retraites, alors que nous avons cotisé toute notre vie, créant une manne financière qui a profité surtout à nos prédécesseurs. La gestion politique de ces fonds qui devaient nous garantir nos pensions, grugés par les régimes spéciaux (EDF, SNCF et tuti quanti) et souffrant cruellement du manque de cotisations dues au chômage. Les progrès significatifs de la médecine, qui a permis de prolonger la durée de vie, fait que nous touchons donc plus longtemps les émoluments retraite, pesant de ce fait sur les fonds partagés.

On nous fait également le procès d’être les plus gros possesseurs de patrimoine, ce qui pénaliserait les jeunes, mais ce patrimoine, n’est il pas le fruit d’une vie de labeur ?

Mariage entre 20 et 25 ans devant le Maire et à l’église. Peu de divorces, nous nous engagions pour le meilleur et pour le pire, acceptant son conjoint avec ses qualités et ses défauts.

Contraception la seule ressource dans ce domaine était l’abstention ou le préservatif ! Mais combien d’enfants d’aujourd’hui ne seraient pas nés du fait de ce manque de moyens? Je n’en veux pour preuve que nos 5 enfants (Difficile à accepter parfois une telle charge) et pourtant générateurs d'un immense bonheur

Aujourd’hui, au moindre nuage, les familles éclatent, et les familles recomposées (ou décomposées c’est selon) se trouvent confrontées à des dilemmes (ne serait ce que pour les tours de garde des enfants)

Que dire également de ces femmes d’aujourd’hui qui, voulant mordre dans la vie à pleines dents, ne consentent à enfanter, qu’après la quarantaine.

Service militaire. Pour tous ceux qui ont été contraint de le faire, c’était considéré comme une corvée. Mais avec le recul, on s’aperçoit que c’était une période de notre vie, par laquelle il fallait passer. Le fait de mettre ensemble des jeunes du même âge, issus d’horizons et de classes sociales différents, permettait à ces jeunes de franchir un palier, sortir de l’adolescence pour entrer dans la vie active. Ce brassage permettait de prendre conscience des différences existantes entre individus, de se comparer sur tous les plans à leurs congénères, de se situer en tant qu’homme.

 

Des Etats vivant depuis des décennies largement au dessus de leurs moyens (En France, le poste le plus coûteux aujourd’hui, n’est pas l’éducation nationale, pourtant gourmande en budget, mais le paiement des intérêts générés par les emprunts des gouvernements successifs.)

http://www.lesseniorsapprivoisentlasouris.com/pages/origine-de-la-crise-monetaire/les-changeurs-du-temple-d-une-crise-a-l-autre.html

 

Sur la déliquescence des moeurs, il y aurait aussi beaucoup à dire Chrétien aujourd’hui, dans une société qui vit dans un matérialisme débridé, une société qui refuse tout précepte (il est interdit d’interdire pour reprendre le slogan des soixantuitards) une société qui nous considère, nous chrétien catholique, comme des dinosaures, comme des gens rétrogrades qui n’ont pas évolué avec ce siècle, s'arc-boutant sur des positions arriérées, voire obscurantistes, en décalage complet avec les soit disant "nécessaires" évolutions sociales et politiques de notre temps ! (http://www.chretientoutsimplement.com/)