Chanter

Le chant choral : une valse à mille voix

2012-05-14.jpg

 

L

 

 

 

 

 

 

Le chant choral, c'est la fusion d'individus dans un groupe !  Faire chanter les gens qui prétendent ne pas y arriver. La voix, tout le monde en possède une et presque tout le monde peut s'en servir pour chanter, même si beaucoup de gens prétendent qu'ils chantent faux. Pourquoi n'y arriveraient-ils pas alors qu'en Allemagne presque chaque citoyen chante juste ? Parce que le chant choral y est très répandu

Chaque choriste est un rouage dans un ensemble où il apporte sa contribution en fondant sa voix dans un chœur. Chacun de ces rouages, comme dans les pendules anciennes, a son importance.

Quelle joie quand des êtres humains se prennent la main, s'associent et « s'attellent » à une œuvre avec pour objectif de faire briller, de restituer l'esprit qui a guidé le compositeur de l’œuvre.

Une chorale est un univers d'exception où se côtoie des gens de tous horizons, de tous âges, dont l'objectif est de travailler ensemble des œuvres musicales.

Sauf cas très exceptionnel, tout le monde peut pratiquer le chant choral. Les cordes vocales sont des muscles qui, comme tous les muscles de notre corps, se travaillent et s'améliorent dans la pratique.

A Poitiers, où je pratiquais le chant choral, j’ai vécu des expériences exceptionnelles que je me ferai un plaisir à vous raconter si vous le souhaitez

CEV_LBODY1606_049.jpg

Il y a de la musique dans le soupir du roseau ;
il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau ;
il y a de la musique en toutes choses,
si les hommes pouvaient l'entendre.

 

Un groupe vocal aux châtaignier : "Chataigne mélody"

Arton309

Le plaisir de chanter ensemble, est le seul objectif de cette nouvelle activité.

Ici on ne parlera pas de "chorale" car cette appellation est réservée à des groupes relativement importants, dirigés par un chef de choeur et comportant 4 pupitres : Soprane, Alti, Ténor, Basse;

Notre projet ici est bien plus modeste, réunir tout simplement les "châtaignes" qui aiment chanter. Pas de chef de choeur, mais un participant qui a pratiqué le chant choral depuis de nombreuses années, maîtrise internet, sur lequel, on a accès à des sites dédiés au karaoké. Le plus difficile est de sélectionner un répertoire, qui est issu essentiellement de morceaux datant des années 50/60 (et même avant)

Chanter c'est sortir de sa coquille, oser dépasser ses fausses pudeurs, s'imprégner des univers que les auteurs et compositeurs ont souhaité exprimer dans de petites "mises en scène" (un morceau c'est 3 à 5 minutes), se fondre dans un rythme, un tempo que l'on tente de "rendre" au mieux. Chanter en groupe, c'est fondre sa voix dans un ensemble, s'inscrire dans la tonalité propre à chacun d'entre nous, entrer en harmonie pour rendre le plus mélodieux l'ensemble, entrer en osmose avec les membres du groupe.

Tout comme un athlète doit échauffer ses muscles avant de se mettre sous les ordres du starter, le "choriste" doit se préparer, avec pour objectif :  Contribuer, par la relaxation, au repos de l’'appareil phonatoire, permettre une prise de conscience des différentes parties du corps mobilisées par le chant. Cet exercice passe par des exercices de décontractions du corps, l'appareil phonatoire (le visage) la mobilité de la langue et des lèvres.

La respiration: Maîtriser le souffle, Prendre de conscience du trajet de l’'air, du rôle du diaphragme, contrôler sa respiration, accroître la capacité respiratoire.

LA VOIX: 
Prendre conscience de toutes les possibilités de la voix considérée comme instrument : Faire prendre conscience des résonateurs
 Améliorer la qualité sonore, la musicalité et la pose de la voix. Assouplir le mouvement des mâchoires, des lèvres, de la langue
Maîtriser l’articulation des consonnes, des voyelles, des syllabes.
Plaisir d’utiliser cet instrument (la voix) à des fins fonctionnelles (communiquer), émotionnelles (selon sa personnalité),
 
Notre ambition est, de créer un groupe vocal cohérent. Travailler des chants dont les choix sont issus de la volonté du groupe. 
Dans un premier temps, bien maîtriser chaque morceau en s'inspirant des interprètes qui ont fait leur notoriété (en les écoutant via internet)
Bien fondre les voix en prenant en compte les différences de tessiture de chaque participant.
 
Ce premier travail réalisé, le groupe en se produisant dans la résidence, espère entraîner les autres résidents à chanter avec eux.
 
Crbst chorale
Pin red nicu buculei 2
 

Moins hypothétique que la théorie de la relativité restreinte d’Albert Einstein, le voyage dans le temps par la musique a fait ses preuves. Tout le monde l’a déjà expérimenté : en entendant une vieille rengaine qui nous est chère, on se retrouve d’un seul coup submergé par des souvenirs. Pour peu qu’elle soit liée à un moment précis, heureux, triste ou anodin, c’est tout le contexte du moment, les visages, les lieux, les sons et même les odeurs qui nous reviennent en bloc en mémoire. Un générique de dessin animé recréera dans notre imaginaire la disposition des meubles de la maison de vos parents, l’odeur du ragoût mijotant dans la cuisine, la voix de crécelle de votre sœur qui vous empêchait d'écouter votre titre préféré, etc.

Mais comment une simple mélodie peut avoir un tel pouvoir déclencheur sur notre mémoire, comme un bouton qu’il suffirait de pousser pour se retrouver transporté des années voire des décennies en arrière et reconstituer une image mentale du passé, le fameux flashback ?

h3>La playlist de Proust Ce phénomène est particulièrement prononcé en ce qui concerne les musiques entendues durant notre enfance et notre adolescence. Les scientifiques Krumhansl et Zupnick ont identifié ce phénomène en 2013 sous le nom de « reminiscence bump » (« le coup de réminiscence »). L’écoute d’une mélodie, qu’elle soit appréciable ou non, génère un effet plus immédiat lorsqu’elle est liée à cette période plus que pour tout autre. Selon Krumhansl, « la musique transmise de génération en génération donne forme à nos souvenirs autobiographiques, à nos préférences et à nos réponses émotionnelles, c’est un phénomène que nous appelons les coups de réminiscence. ».

Comment un tel phénomène peut s’expliquer ? Le chercheur et neuropsychologue Hervé Platel expliquait au micro de France Culture : « On peut évidemment ressentir un plaisir intense à l’écoute de quelque chose de nouveau. Mais l’équipe du neuropsychologue Robert Zatorre, à Montréal, l’a bien montré en neuro-imagerie : même quand vous entendez quelque chose de nouveau, votre cerveau est en fait tout le temps en train d’effectuer un calcul associatif en terme de savoir : ‘A quoi me fait penser ce morceau ?... Ah oui, il ressemble à celui-ci...’ On est toujours en train d’essayer d’analyser cette nouvelle information au regard des expériences passées. On n’est jamais complètement vierge, même s’il s’agit d’une nouvelle musique. » Notre cerveau serait donc un nostalgique patenté, constamment tourné vers le passé à rechercher des références musicales ou contextuelles…

 

Les applications curatives

Une telle influence sur le système neurologique a amené les scientifiques à envisager d’éventuelles applications médicales. En effet, si elle est capable de s’implanter durablement dans notre mémoire, une musique peut-elle avoir la capacité de réactiver certaines capacités cognitives mises en sommeil par des maladies dégénératives comme la maladie d’Alzheimer ? Tout porte à le croire puisque des études ont montré que des patients étaient en mesure de fredonner des mélodies entendues dans leur jeunesse alors même qu’ils se trouvaient incapables de se souvenir de leur prénom. De même, des personnes victimes d’un AVC (accident vasculaire cérébral) ont pu en faire de même alors même qu’elles étaient frappées d’aphasie (incapacité à parler)…

 

 

 

Les effets sur le cerveau

L’explication vient peut-être du chemin emprunté par la musique pour venir se nicher dans les tréfonds de notre cerveau. Après le passage de la musique par notre conduit auditif, il faut moins d’un 250 millième de seconde pour que l’information soit traitée par notre cerveau. Et là, c’est un vrai sapin de Noël qui s’illumine dans votre boîte crânienne : s’activent les parties liées aux émotions (l’envie de pleurer ou de sauter de joie), à la motricité (l’envie de danser), le langage (l’envie de chantonner) et bien sûr, la mémoire. Et si ce qu’on entend nous plaît, cela libère en guise de cerise sur le gâteau une dose de dopamine, l’hormone du plaisir.

 

Surtout, la musique, en tant qu’information est traitée par le cerveau en mode automatique et rangée dans notre mémoire « implicite ». C’est pourquoi les informations liées à cette musique restent accessibles chez un patient atteint d’Alzheimer alors même que certaines fonctions, comme la parole, ne peuvent plus être activées.

Et puis contrairement à une croyance qui veut qu’un hémisphère gère grosso modo la partie mathématique et l’autre la partie artistique, les deux hémisphères du cerveau sont mis en activité lorsque l’on écoute de la musique, autant la zone située à gauche, liée au langage, que celle lié à l’analyse perceptive. Vous l’aurez ainsi compris, si la première est endommagée, l’autre peut être toujours active, ce qui se passe chez les patients évoqués plus haut.

 

Les musiciens ont-ils un meilleur cerveau ?

Allez, flattons un peu nos egos : en tant que musicien, a-t-on un cerveau plus entraîné et donc meilleur ? Selon le chercheur Emmanuel Bigand, cité par le CNRS, « La répétition de stimuli musicaux contribue à favoriser les échanges d’informations entre les deux hémisphères et à augmenter le nombre de neurones qui assure cette communication, ce qui a pour effet de modifier la structure du cerveau. Chez les musiciens, ces modifications se traduisent par des changements visibles, sur le plan anatomique par exemple : une plus forte densité du corps calleux (réseau de fibres qui relient les deux hémisphères) par rapport aux non-musiciens ». Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire !