L'armoire et la commode

L’armoire et la commode


Pour m’aider à mieux comprendre la psychologie des femmes et des hommes, un médecin, donc quelqu’un de sérieux, m’a dit, un jour, que les femmes étaient des armoires et les hommes, des commodes.

Des armoires, les femmes ? 

Il ne s’agit pas ici de corpulence, car, sous cet angle, il faudrait plutôt parler de bonnetières.

Dans l’armoire, toutes les étagères communiquent. 

Ainsi, une femme peut en même temps surveiller son bébé sur le pot, recoudre un bouton à son manteau, consulter une recette de cuisine dans « Le Pèlerin ».
 

 


Il ne faut pas déranger l’homme qui remonte la penderie de sa femme, qui s’est effondrée sous le poids de sa garde-robe. À sa petite fille qui lui demande qu’est-ce c’est que « les guerres pudiques », il répond qu’il est occupé et qu’elle n’a qu’à aller voir Maman qui lui expliquera ; et Maman ajoutera une quatrième occupation aux trois, sans se départir de son calme. Mais avant de quitter son Papa, la petite fille lui fait remarquer que le lacet de ses tennis est défait : « Je n’ai pas le temps maintenant ; j’y verrai après. » C’est qu’il ne peut pas faire deux choses à la fois. La commode, avec ses tiroirs hermétiques (impôts / plomberie-chauffageélectricité / OGEC / chasse /…) aide à ne pas  mélanger les genres ; c’est important pour avancer sans perdre de temps ; pour la petite fille, et pour la Maman, c’est dommage !

Je ne m’étends pas sur les inconvénients de la commode, ni ne majore les avantages de l’armoire ; je crois que les deux sont bien utiles. 

L’idéal est qu’elles reconnaissent le besoin qu’elles ont l’une de l’autre, et que, si l’armoire et bien rangée et que les tiroirs de la commode restent accessibles à tout moment, elles vivront en harmonie et se compléteront même. L’armoire n’a pas à regretter d’être ce qu’elle est, ni la commode non plus.

Cette image ne pourrait-elle pas être une base de réflexion, quand on se prépare au mariage, ou quand on le refonde, c’est-à-dire tous les jours ?

Frère Paul Emmanuel
Père abbé du Bec Hellouin

©mcr-novembre 2017

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