Conditions aux musulmans de France

En meeting avec Robert Ménard à Toulon, la députée Front national, favorite des régionales en Paca, a renvoyé les musulmans français à la nécessité d'embrasser les racines chrétiennes de la France.

Marion marechal le pen candidate fn en paca le 28 novembre 2015 a marseille 5474572

La députée Front nationale Marion Maréchal-Le Pen a prononcé ce mardi un discours ancré sur sa vision de l'identité française. Une vision chrétienne et plutôt monarchiste, qui se veut en opposition avec la culture musulmane. 

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Sacre de Reims et monarchie constitutionnelle

"Nous ne sommes pas une terre d'Islam, et si des Français peuvent être de confession musulmane, c'est à la condition seulement de se plier aux moeurs et au mode de vie que l'influence grecque, romaine, et seize siècles de chrétienté ont façonné, a déclaré la tête de liste FN aux régionales en PACA, lors d'un meeting à Toulon. Chez nous, on ne vit pas en djellaba (longue robe à capuchon traditionnelle dans les pays arabes, ndlr), on ne vit pas en voile intégral et on n'impose pas des mosquées cathédrales". 

"Qui n'a pas vibré au sacre de Reims et à la fête de la Fédération n'est pas vraiment Français", a également lancé la favorite des sondages. Pendant plusieurs siècles, les rois de France ont été sacrés dans la cathédrale de Reims, symbole de l'alliance entre le pouvoir royal et l'Eglise catholique. La fête de la Fédération est elle un symbole de la Révolution, puisqu'elle célébrait le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Mais Louis XVI y était présent et il s'agissait plutôt d'une fête autour de l'idée de monarchie constitutionnelle. 

Ménard raille les "concours de bougies" après les attentats

Le maire de Béziers, Robert Ménard, s'était auparavant exprimé à la tribune toulonnaise, sur la même thématique. "Je veux retrouver notre France, celle de Louis XIV, de Napoléon, et celle, si le ministère de l'Intérieur me l'autorise, de Charles Martel (souverain des Francs qui a affronté les armées musulmanes lors de la bataille de Poitiers en 732, ndlr), a-t-il lancé. Je veux continuer à vivre dans un pays ou l'on parle Français et non pas un espèce de sabir de banlieue, (...) je veux continuer à me promener dans des villages bâtis à l'ombre des églises, je veux une crèche dans mon hôtel de ville." 

"Nous sommes rongés de l'intérieur (et) on voudrait que l'on n'ait pas envie de vomir", a ajouté l'ancien journaliste, en se moquant de ceux qui "se contentent d'aller résister en buvant un café à la terrasse d'un bistrot ou en faisant des concours de bougies". Et de poursuivre: "Aucune de ces réactions collectives n'a été ou n'est à la hauteur, (...) imaginons les Français de 1916 se promenant avec un papier 'je suis Verdun'". 

 
 
 

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