Le Vendée globe

Ils sont partis ! Les bateaux du vendee globe en route vers les sables

les 29 “aventuriers” pour le tour du monde sans escale, en solitaire, et sans assistances, livrés à eux même ! Le Vendée Globe est bien plus qu’une course en solitaire autour du monde. Son nom évoque l’aventure. Un pari fou, une épreuve intense, un défi immense, qui se relève seul, face à la nature et aux éléments, aux frontières du monde et dans l’horizon infini des océans
Une histoire de fou ! Le record à battre : 78 jours pour un parcours transatlantique de 40 000 km théoriques (minimum)

De 2 à 3 mois à tenir, seul contre une mer souvent hostile, seul contre les éléments déchaînés qu’ils trouveront dans les 40 ième rugissants et les 50 ième hurlants, seul contre soi…...et les éléments, un défi à la limite du supportable pour des hommes normalement constitués.

A peine 4 heures de sommeil, par tranches de 20 à 30 minutes par 24 h, à fond jour et nuit. Ajoutez le bruit assourdissant de la coque et du vent augmentés par la vitesse (30 à 40 noeuds), un “sol” instable en mouvance permanente, un truc de dingue !

Cette année, au départ, on compte dix nationalités différentes parmi les 29 participants, un record dans l’histoire du Vendée Globe.  Au total, quatre continents et dix nationalités sont représentés dans cette huitième édition. Jamais le tour du monde en solitaire et sans escale n’avait réuni un plateau si éclectique. Quatre pays (la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, l’Irlande, le Japon) et deux continents (Océanie et Asie) sont présents pour la toute première fois. Et parmi ces “étrangers ”les bretons ultra favoris !

Il y a l’homme, voyons maintenant la machine :

Les bateaux admis à participer à cette course sont des voiliers monocoques d'une longueur comprise entre 59 et 60 pieds, c'est-à-dire environ 18 mètres. Ces bateaux doivent répondre aux dernières règles de la classe 60 pieds IMOCAVendee globe ruyant imoca

La principale nouveauté de cette édition consiste dans l'apparition de foils sur les bateaux de la dernière génération. Ces deux appendices porteurs sont destinés à soulager la structure, réduire la traînée et ainsi augmenter la vitesse, dans certaines conditions, la coque survole

l’eau, on dit “qu’il déjauge”Bpviii 150416 0339 1

Chaque concurrent a le droit d'embarquer neuf voiles, dont il peut combiner à sa guise les différents types : c'est un choix stratégique pouvant se révéler pénalisant en certaines circonstances. Ces voiles sont hissées sur un mat de 29 m (ce qui correspond à un immeuble haut de 6 étages)

La disparité des budgets est énorme, de 2 millions à 17 millions. Un bateau neuf dernière génération, c’est autour de 3 M€, les foils par exemple 200 000 € la paire. Les grands sponsors prévoient des budgets annuels.

Et….pour vivre et tenir le coup, il faut se sustanter : 100 jours de vivres à “caser” dans le cocpit. Un système de “désalination” pour l’eau
Et puis…..il y a l’imprévu: rhumes, rages de dent, mycoses, contusion, infection !

Dans des conditions météorologiques souvent hostiles, l’organisme est soumis à rude épreuve,fatigué et la moindre blessure peut se transformer en cauchemard !

Heureusement les skypers sont reliés par l’outil informatique une équipe de médecins réunis dans “la médecine à distance”. Préserver leur santé est une de leur préoccupation majeure. 

Heureusement les skypers sont reliés par l’outil informatique au docteur Jean-Yves Chauve (un breton) qui est à l’initiative de “la médecine à distance”. Préserver leur santé est une de leur préoccupation majeure. Il a élaboré au fil des ans, sur la plupart des compétitions nautiques, un protocole de soins pour la prise en charge à distance des skyppers, qui fait maintenanr référence, de la pharmacie de bord à l’intervention chirurgicale menée par visioconférence.

A bord des bateaux, une trousse de secours avec plus de 120 produits pouvanr supporter les aléas climatiques. Des pansements au bistouri, en passant par les antalgiques,les anti-inflamatoires ou le matériel de soins dentaires, est placée dans un endroit stratégique pour être facilement accessible.

Ce “service” peut aller jusqu’à “guider”le skyper accidenté, à “s’auto-opérer” !

L’informatique embarquée a aussi un rôle essentiel

Soumis à des contraintes de poids, d’efficacité énergétique, d’intelligence embarquée et de puissance de calcul, un monocoque est un véritable laboratoire de technologies.  « Le pilote automatique représente 95% de la navigation. L’ordinateur de bord est un outil sur lequel on s’appuie de plus en plus », témoigne François Gabart, vainqueur du dernier Vendée Globe et diplômé de l’Insa Lyon.   48341ad7aa2279b44cc887f99bdf7070

« La  puissance de calcul de l’ordinateur permet d’avoir une plus grande précision météorologique et une simulation de route optimale »

 Soumis à des contraintes de poids, d’efficacité énergétique, d’intelligence embarquée et de puissance de calcul, un monocoque est un véritable laboratoire de technologies.  « Le pilote automatique représente 95% de la navigation. L’ordinateur de bord est un outil sur lequel on s’appuie de plus en plus », témoigne François Gabart, vainqueur du dernier Vendée Globe et diplômé de l’Insa Lyon.

« La  puissance de calcul de l’ordinateur permet d’avoir une plus grande précision météorologique et une simulation de route optimale »

Au-delà du talent des navigateurs, les courses en solitaire autour du monde sans assistance et sans escale requièrent des équipements technologiques de premier plan. Pour pouvoir intervenir à tout moment sur le bateau, traiter les informations météo, optimiser le routage, communiquer avec son équipe à terre, manger, ou encore dormir, tout en continuant à avancer, le navigateur confie la barre au pilotage automatique, la grande majorité du temps. Le système doit en effet être en mesure d'analyser et de traiter très rapidement les données récoltées en temps réel par les différents logiciels  de navigation - comme les scenarii météo, le cap, le vent, les mouvements dynamiques, la gîte (inclinaison du bateau), etc. - de façon à barrer le bateau de manière très précise en lieu et place du skipper. Pour réaliser des performances dans une course en solitaire, François Gabart estime que la précision du pilotage automatique est absolument fondamentale.

Pour alimenter en électricité ces “outils” il faut un générateur équipé d’un moteur diésel, et le carburant permettant de le faire tourner.

Conrad Colman, et son voilier Futura refuse ce système si peu écologique pour lui qui s'implique dans des actions pour la protection de l'environnement.

La grand-voile photovoltaïque et l'hélice génèrent toute l'électricité du bord

Premier « Kiwi » au départ de cette course, Conrad Coleman est un entêté, presque né sur la mer, quand ses parents faisaient le tour du monde, un peu comme Yvan Bourgnon, l'homme qui veut nettoyer les océans avec un quadrimaran, un entêté lui aussi. Passé par les États-Unis pour ses études, il s'est installé en Bretagne, à Lorient, pour réaliser ses rêves de bateaux. Il participe à une Transat sur un Mini 6.50, remporte la Global Ocean Race puis la Barcelona World Race (tours du monde en équipage, respectivement avec et sans étapes). Cette fois, il est tout seul sur le pont mais il a 35 personnes autour de lui, une petite équipe pour un Vendée. Pour éviter le recours au générateur Diesel (imposé pour répondre à la jauge Imoca, qui exige, entre autres, une autonomie au moteur de 25 milles à 5 nœuds, impossible à obtenir avec une batterie), son monocoque disposera de deux sources d'énergie. La plus visible est sur la grand-voile : des panneaux photovoltaïques souples mis au point par Solar Cloth System, que Futura avait déjà présentés. La seconde est un moteur électrique d'OceanVolt capable de fonctionner dans les deux sens. En mode hydrogénérateur, il est entraîné par l'hélice quand le bateau avance sous voiles. Lui et les panneaux alimentent des batteries.

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