Perspective : L’amour collaboratif

 

L’économie collaborative:

Dans ce type de société, il n’y aurait plus de propriétaires de biens et d’objets. Images 2

Avec la musique, on est déjà dans cette figure d’échanges, de mises en commun, par le biais d’internet l’accès à toutes les discographies est rentré dans les moeurs.

Dans cette économie, les lieux de résidences qu’on peut échanger avec des inconnus sur une place de lieux de vacances. Bien d’autres objets seront ainsi mis à disposition par ceux qui les possèdent. On ne louera plus de voitures, on empruntera celle d’un (e) autre mise à disposition sur une plate forme. Demain, quand les véhicules seront sans conducteur, nul n’aura plus de raison d’en posséder une puisqu’il suffira d’en commander à la demande; les voitures n’auront même plus à stationner , elles seront utilisées en permanence.

De même, chacun mettra en commun l’énergie qu’il produira en vendant, quand il ne l’utilise pas, à ses voisins, à qui il empruntera des livres, puisqu’il aura accès grâce à un site d’échange, le contenu de leur bibliothèque. On utilisera la machine à laver  d’un voisin qui en laissera connaître les heures de disponibilité.
On peut même imaginer un monde où personne ne serait propriétaire de son logement, mais aurait juste le droit de l’utiliser durant le temps où il en aura besoin. C’est déjà le cas pour certaines résidences secondaires, occupées par plusieurs personnes organisant en conséquence leur planning.

L’amour collaboratif

Pour les êtres humains, la même évolution est déjà en marche. Dans les sociétés modernes, personne n’est heureusement propriétaire de personne, mais on n’en est pas encore à considérer que chacun puisse partager celui ou celle avec qui il vit avec d’autres. L’échangisme reste marginal et reste mal vu. Espérons que nous ne serons jamais prêt à une telle évolution. On peut néanmoins imaginer, dans la logique de l’économie collaborative, un monde où chacun serait libre d’avoir des relations avec d’autres que son mari ou de son partenaire principal, laissant ses amours présentes avoir aussi des relations avec d’autres, en toute connaissance de cause, sans plus aucun sens de la “propriété” de l’autre.

Cela pourrait advenir de façon totalement transparente, dans la société réelle. Pour les gens comme pour les objets et “l’amour collaboratif “compléterait “l’économie collaborative”.

Cela bouleverserait fondalement la notion de famille et les conditions d’éducation des enfants, dont on peut imaginer, sans précaution majeure, qu’ils puissent être ainsi partagés.

Triste considération de la personne humaine, guidée par ses seuls instincts, la satisfaction de plaisirs personnels, qui ferait abstraction de toutes promesses de fidélité

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